diffusion du livre d'Angélique Andthehord
SEX AND DESTROY Un nouveau son rock ?
Nouvel extrait vendredi 3 février 2023. Bonne lecture !
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chapitre 16 On ne peut vivre qu'une destinée à la fois extrait 56

Quand la petite fille a perdu le premier amoureux de son cœur, son nounours, elle le cherche, toute sa vie, mais ne le retrouve pas forcément. Il y a des garçons qui savent sa détresse et s'en servent pour l'attirer à eux et lui tendre des pièges et elle, elle se laisse prendre au piège parce qu'elle croit retrouver en ces amants l'Amoureux perdu.

C'est donc pour protéger toutes les filles qui jouent le rôle de celles qui ont perdu l'Amoureux que les sociétés patriarcales de nos ancêtres ont conçu la figure du mari. À la base, ça ne répond à aucun sentiment de supériorité de la part de l'homme. Le sort de l'Âme Sœur est courageux mais périlleux parce qu'elle est prise entre deux feux, entre deux rivaux, ce qui la rend vulnérable et c'est pour ça que le schéma de la culture ancestrale lui offre une protection continue : à la naissance, l'Époux lui donne pour mission de trouver l'Amoureux et la confie à un père, choisi dans le monde des mortels. Une fois devenue grande, si elle a échoué dans sa mission, elle est confiée à un mari, choisi à son tour par le père dans le monde des mortels. Le mari prend le relais pour la protéger de ses amants et devra répondre de son âme devant l'Époux le jour de sa mort.

extrait de Le Fantôme

chapitre 16 On ne peut vivre qu'une destinée à la fois extrait 42

Mécontent, le garçon-vautour, qui me tenait toujours fermement les mains, fronça les sourcils et se fit menaçant.

« Fais attention ! Si je te lâche, tu vas tomber au milieu des vautours. »

Les vautours tournoyaient en dessous de nous. Nous étions revenus au point de départ et celui qui me tenait les mains me demanda de choisir :

« Soit tu me suis gentiment et je te ferai juste un petit peu mal ; soit je te lâche au milieu de mes copains, ils vont te déchiqueter et moi avec eux. »

chapitre 16 On ne peut vivre qu'une destinée à la fois extrait 41

« T'es pas mon mari ! me défendis-je.

- Mais si, chuis ton p'tit mari. Viens, suis-moi ! »

Me tenant par les mains, il m'attirait toujours vers lui en se reculant lui-même. On aurait dit qu'il me faisait parcourir une distance dans les airs et j'avais peur.

« Où tu m'emmènes ?

- Dans ma chambre. Viens ! on s'ra bien.

- T'es pas mon mari ! »

m'exclamai-je en résistant de toute la force de ma volonté pour l'empêcher de m'emmener ; ce qui le poussa à changer de discours.

« Mais non, je sais bien qu'chuis pas ton mari mais c'est pas grave. Viens ! on fait semblant. »

Apeurée, je me débattis et résistai :

« Lâche-moi ! T'es pas mon mari. J'veux pas t'suivre. Au secours ! »

hurlai-je à tout vent.

chapitre 16 On ne peut vivre qu'une destinée à la fois extrait 40

Je lui demandai qui il était et il prétendit être mon mari.

Mon mari ? Alors, ça voulait dire que je pouvais le suivre sans me poser de questions ? Sauf que, le soir, dans ma chambre, avant de m'endormir, il était déjà arrivé que j'eusse l'apparition du mari que la destinée me réservait. Celui-ci me paraissait différent mais un peu ressemblant quand même. Je n'étais pas sûre que ce fût bien lui.

Mon mari, un vautour comme les vautours qui voulaient me dévorer ? Sûrement pas et j'avais peur. Mon mari, celui qui m'avait déjà visitée dans ma chambre, m'avait dit que je ne devais laisser aucun prédateur lui voler sa part. Les prédateurs ? Je savais que c'étaient des animaux mais je ne savais pas lesquels. La maîtresse ne m'avait pas appris cela ou bien j'avais oublié. Les vautours sont-ils des prédateurs ?

Ça s'pourrait !