diffusion du livre d'Angélique Andthehord
SEX AND DESTROY Un nouveau son rock ?
Nouvel extrait vendredi 3 février 2023. Bonne lecture !
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chapitre 16 On ne peut vivre qu'une destinée à la fois extrait 90

Je voulais aussi me faire d'autres amis mais j'étais trop timide, je n'y arrivais pas. Dans la cour de récréation, Muriel était toujours avec moi et la conversation ne tarissait jamais entre nous deux et, en plus, elle était copine avec tout le monde mais moi, dès qu'une de ses copines venait lui parler, c'était plus fort que moi, la timidité reprenait le dessus et j'étais muette.

Olivier, il était à l'opposé de moi. D'ailleurs, il habitait loin de chez moi, je ne le voyais pas, en dehors de l'école. Bien que nouveau, il entraînait derrière lui des garçons de la classe dans ses jeux parce qu'il était joyeux et plein d'entrain mais il était agité, le maître le punissait tout le temps.

Par contre, dans la classe, y a un méchant qui s'appelle Gildas. Même, un jour, dans la rue, y m'a donné un coup de pied et j'ai saigné. En récréation aussi, y voudrait bien m'embêter mais y peut pas parce qu'à chaque fois, Olivier vient prendre ma défense et c'est toujours Olivier l'plus fort. En plus, il est beau. Mais, après, y s'fait tout l'temps punir pour s'être battu…

chapitre 16 On ne peut vivre qu'une destinée à la fois extrait 60

- Pourquoi tu l'chasses ? insista mon père sur un ton réprobateur.

- Parce que ! j'en ai marre, moi. Il est tout l'temps méchant. Même, un jour, il a dit que c'est lui qui a fait mourir Pépère et qu'il allait faire mourir toute la famille autour de moi.

- Qu'est-ce que c'est qu'ces histoires ? C'est des bêtises, ça. C'est juste un petit enfant qui raconte n'importe quoi pour se rendre intéressant, pour que tu fasses attention à lui. Tout c'qu'y veut, c'est qu'tu l'écoutes.

extrait de Le Fantôme

chapitre 16 On ne peut vivre qu'une destinée à la fois extrait 43

En bas, il y avait les vautours et, plus bas encore, il y avait les dalles du temple et les cierges. Mon salut, je ne pouvais le chercher que dans la fidélité à mon vrai mari.

En bas, il y avait les vautours. En dessous des vautours, il y avait les dalles du temple et, tout en bas, tout en bas, il y avait le plancher de la salle à manger.

Quitte à me faire mal en tombant,

« lâche-moi ! »

ordonnai-je au garçon-vautour.

chapitre 16 On ne peut vivre qu'une destinée à la fois extrait 42

Mécontent, le garçon-vautour, qui me tenait toujours fermement les mains, fronça les sourcils et se fit menaçant.

« Fais attention ! Si je te lâche, tu vas tomber au milieu des vautours. »

Les vautours tournoyaient en dessous de nous. Nous étions revenus au point de départ et celui qui me tenait les mains me demanda de choisir :

« Soit tu me suis gentiment et je te ferai juste un petit peu mal ; soit je te lâche au milieu de mes copains, ils vont te déchiqueter et moi avec eux. »

chapitre 16 On ne peut vivre qu'une destinée à la fois extrait 41

« T'es pas mon mari ! me défendis-je.

- Mais si, chuis ton p'tit mari. Viens, suis-moi ! »

Me tenant par les mains, il m'attirait toujours vers lui en se reculant lui-même. On aurait dit qu'il me faisait parcourir une distance dans les airs et j'avais peur.

« Où tu m'emmènes ?

- Dans ma chambre. Viens ! on s'ra bien.

- T'es pas mon mari ! »

m'exclamai-je en résistant de toute la force de ma volonté pour l'empêcher de m'emmener ; ce qui le poussa à changer de discours.

« Mais non, je sais bien qu'chuis pas ton mari mais c'est pas grave. Viens ! on fait semblant. »

Apeurée, je me débattis et résistai :

« Lâche-moi ! T'es pas mon mari. J'veux pas t'suivre. Au secours ! »

hurlai-je à tout vent.

chapitre 16 On ne peut vivre qu'une destinée à la fois extrait 40

Je lui demandai qui il était et il prétendit être mon mari.

Mon mari ? Alors, ça voulait dire que je pouvais le suivre sans me poser de questions ? Sauf que, le soir, dans ma chambre, avant de m'endormir, il était déjà arrivé que j'eusse l'apparition du mari que la destinée me réservait. Celui-ci me paraissait différent mais un peu ressemblant quand même. Je n'étais pas sûre que ce fût bien lui.

Mon mari, un vautour comme les vautours qui voulaient me dévorer ? Sûrement pas et j'avais peur. Mon mari, celui qui m'avait déjà visitée dans ma chambre, m'avait dit que je ne devais laisser aucun prédateur lui voler sa part. Les prédateurs ? Je savais que c'étaient des animaux mais je ne savais pas lesquels. La maîtresse ne m'avait pas appris cela ou bien j'avais oublié. Les vautours sont-ils des prédateurs ?

Ça s'pourrait !